Urbex

URBEX : Les premiers pas de Michaël, un photographe professionnel

photo-terrifiante

Aussi longtemps que je m’en souvienne, l’image m’a toujours attiré, que ce soit au cinéma, les fameux plans photos magnifiques de certaines scènes, les photos volées de grands artistes photographes qui saisissent des moments de vie comme personne.

J’ai commencé sérieusement à m’y intéresser y a quelques années avec l’urbex, je voulais apporter ma « touche » et créer des ambiances !

Puis je me suis tourné vers une nature bien moins morte qu’est l’urbex, je suis fasciné par cette belle planète et ce qu’elle peut nous offrir, je suis en recherche permanente de lieux magiques que j’appelle forêt, rivière, montagne.

J’ai également investi depuis quelques temps dans l’achat d’un drone afin de prendre de la hauteur et figer ces incroyables reliefs qui nous entourent, notamment le Vercors mon Disney land à moi !

Beaucoup de curieux se posent la question du « comment pratiquer l’Urbex« . Par conséquent, j’ai choisi de faire parler mon expérience pour répondre à certaines questions générales, celles qui reviennent souvent dans l’esprit et la parole de chacun.

Les recherches de lieux abandonnés

Je me suis lancé seul dans cette « aventure ».

Dans un premier temps, je me suis inscrit sur des sites de photos. J’ai visionné la catégorie Urbex, sans savoir ce que ce mot voulait véritablement dire… J’ai compris simplement, de par sa popularité grandissante, que cette activité semblait être une réponse à l’adrénaline et à la rêverie.

Après quelques recherches grâce aux photos laissées sur ces pages dédiées, j’ai vite compris que cela n’allait pas être simple de dégoter un lieu en friche. En effet, les détails sur les images n’étaient pas forcément parlants, et comme tout débutant je ne savais pas où regarder.

Premier endroit (« spot » dans le jargon) trouvé, je m’organise, j’appréhende, je prévois… et si possible je me renseigne auprès d’autres explorateurs, afin de connaitre les accès possibles, les risques potentiels dus à l’état du lieu entre autres.

Se préparer c’est aussi penser au matériel et à son importance, s’équiper d’une lampe et d’une trousse de secours, c’est essentiel ! Certains explorateurs se satisferont du peu, en revanche beaucoup aujourd’hui ont le désir de rapporter des images ou des vidéos. Par conséquent, il est vite arrivé de s’encombrer facilement.

Ma première exploration urbaine

Au petit matin, j’arrive sur le lieu : une pluie abondante et une ambiance sinistre règnent sur le parvis du bâtiment.
Comme convenu, la bâtisse est ouverte. Dans le cas contraire, un « urbexeur » ne crée pas l’accès ! (c’est une règle d’or).

©Michaël Maraschek

L’odeur, un marqueur du temps

Je pénètre dans les bâtiments, quelques portes claquent, le vent s’engouffre par endroits, je suis sur le qui-vive, j’écoute, j’essaie de ne faire aucun bruit, j’arpente les couloirs…

Au début, je me sens un peu illégitime d’être là où je suis, comme si je dérangeais…

Qui ? Quoi ? Puis, je m’acclimate au fur et à mesure.

S’il y a bien quelque chose qui est propre à tous les lieux abandonnés que je visite, c’est l’odeur.
L’odeur de l’humidité, évidemment, est un facteur aggravant du temps sur les murs et plafonds, problématique inexorable que l’on retrouve dans la plupart des « spots« .

Les témoins du temps

J’erre dans ces lieux sans savoir où je vais, je me laisse aller à la découverte, je saisis l’instant.
Ceux qui partent abandonnent aussi leur bien personnel : je trouve des livres, des vêtements, des photos, qui sont tous témoins d’une époque révolue.

Il y a aussi quelques mise en scène dans certaines pièces, les explorateurs affectionnent ce genre d’exercice : recréer avec quelques objets et mobiliers une scène de vie, et enfin finaliser ce décor par une ou plusieurs photos.

©Michaël Maraschek

C’est avec humilité que j’observe les éléments laissés ici et là. Je fais partie de ces murs, comme le maitre des lieux pendant le temps de cette exploration éphémère.
Après 2 bonnes heures à arpenter couloirs, escaliers, chambres, et salles communes, je décide de repartir et de ne laisser aucune trace de mon passage tel un fantôme.

Sur le chemin du retour j’ai encore des images plein la tête, et je me languis de raconter ma première exploration à mes proches, et surtout de leur montrer les photos prises à cette occasion.

©Michaël Maraschek

Quelques rappels des règles de l’Urbex

Plus on partage une adresse plus le lieu est destiné à sa perte !

Pratiquer l’urbex reste illégal et parfois dangereux, c’est pourquoi il est important de communiquer à la jeune génération que l’on ne peut pas faire n’importe quoi n’importe où !

Partir en exploration avec minimum 1 personne ou 2.

Il faut également respecter les biens des autres, ces lieux appartiennent à des familles, des entreprises privées ou encore à l’état.

De plus, il faut garder les adresses trouvées, ne pas les relayer sur internet. Plus on partage, plus le lieu est destiné à sa perte (vandalisme en tous genres).

Pour en découvrir plus sur mon travail, n’hésitez pas à vous rendre sur mon site web et ma page Facebook !

Donnez-nous votre avis !

Génial
9
Ému
4
J'adore
4
Intrigant
2
Michaël Maraschek
Photographe professionnel et rédacteur pour Les Lieux Abandonnés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimeriez peut-être...

Plus de :Urbex